Mes sept semaines au Togo s’achèveront dans quatre jours.
Le temps, qui pendant la première semaine paraît ne jamais vouloir passer, est filé à partir de la deuxième. Vendredi soir je reverrai l'Europe, je ne me couvrirai pas le corps de produits anti-moustiques et je re-changerai l'heure: deux heures à l'avance, cette fois.
Cette expérience a été enrichissante, un défi sous tous les aspects. Il est limitatif d'essayer de la définir avec un ou deux adjectifs, il vaut mieux d'en parler en liberté, sans trop y penser, on verra quelles réflexions en dériveront.
Innombrables les difficultés initiales, même pour une personne, comme moi, habituée à voyager, à faire face aux nouveautés et aux défis et à ne pas se décourager.
Une fois faite l'habitude aux embouteillages perpétuels en taxi-moto (quoi? le seul moyen pour se déplacer à Lomé est de bondir sur une moto de cross conduite par un inconnu – après avoir passé 10 minutes de ta vie à négocier le prix, bien entendu … Sérieux?), une fois apprise la bonne technique pour enlever le sable de mes vêtements et de tous les orifices de mon corps chaque soir au retour du service, et une fois accepté, d'une façon qu'on pourrait euphémiquement définir consentante, mon nouveau ...